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 Surwich

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Nephelë
Reflet d'Argent


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Personnage : Nephelë (PVE) Sayïa (RP)
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MessageSujet: Surwich   Dim 10 Mai - 16:49

– Non. Même pas en rrrêve.

Vermana avait stoppé des quatre fers à l'instant où elle avait vu l'enseigne crasseuse de la taverne du Porc Farci. Manezaar partit dans un grand rire et abattit une main large comme un battoir sur l'épaule de sa collègue.

– Allez, c'est pas la première ni la dernière fois que tu vas rentrer dans une taverne mal famée !

La draenei le fixa d'un air boudeur et obstiné.

– T'es pas obligé non plus de faire amie-amie avec toute la faune, tu dois juste rentrer, t'asseoir, prendre ta mission, et ressortir. Facile, rapide ! Je suis sûr que ça se passera bien !

La Draenei soupira, jetant un dernier regard plein de reproche à son compagnon, et passa le battant décrépi.

En entrant, le bruit explosa à leurs oreilles, suivi presque immédiatement d'une odeur de graillon lourde et indigeste. La taverne était composée d'une grande salle ronde, enfumée et mal éclairée, avec un plafond bas qui obligeait Manezaar à avancer courbé par endroits. Un tenancier gras et peu avenant au faciès aplati se tenait au bar, beuglant des insanités contre un client ivre et manifestement violent qu'il tenait par le col. Quand les Draenei s'approchèrent de lui pour se présenter, le client sortit un couteau qu'il essaya de planter sous l'aisselle du tavernier : sans se démonter et avant d'avoir pu laisser le temps à l'un ou l'autre des visiteurs d'intervenir, le tenancier fit brutalement se rencontrer leurs deux fronts, assommant le type et le laissant sonné pour le compte. Après un instant de silence où il renifla d'un air méprisant, l'homme attrapa un verre crasseux et le nettoya avec un chiffon sale.

– Peux faire quelque chose pour vous, m'ssieurs dames ? 

L'appellation sonnait comme un mot grossier. Il cracha dans le verre et frotta de plus belle. Manezaar regarda Vermana en coin. Elle semblait sur le point de craquer, un sourire fixe sur le visage, les yeux exorbités, un tic léger de crispation dans les mains. Il décida de prendre les choses en main.

– On a rendez-vous avec une demoiselle pour affaire. Elle m'a dit de demander sa Majesté.

Le tavernier éclata d'un rire gras.

– Ouais, p'têt bin que sa Mâjesté est dans le coin. Si c'est l'cas, vous la trouv'rez par là.

Il désigna dans un reniflement sonore et un coup de menton un coin sombre en alcôve de la salle.

– Merci, monsieur. On prendra un porc farci.

Manezaar posa une pièce d'or sur le comptoir qui disparut immédiatement, et attrapa Vermana qui continuait de fixer d'un air vide l'homme en train de nettoyer ses verres pour l'entraîner à sa suite. Au moment où il tourna les yeux, l'homme achevait de regarder d'un air satisfait son travail, et rangeait ses chopes derrière le comptoir.

– Tu vois ! C'est pas si mal, ici ! J'suis sûr qu'il y a plein de types gentils comme tout, plein de bonnes intentions ! Lui, par exemple ! – il désigna un homme qui fixait Vermana d'un air un peu dément – Je suis certain que c'est un bon père de famille, qui passe ses soirées ici pour se détendre après une journée de dur labeur !

– Il est en trrrain d'aiguiser une hache.

– Bon, bon, j'admets, c'était pas un bon exemple. Alors, regarde, eux ! – Il désigna une bande d'hommes et de femmes de différentes races qui discutaient de façon animée autour de la table – Ils sont sans doute en train de partager un moment entre amis, ou d'organiser une fête !

– Ou un meurrtre.

Manezaar éclata de rire, tapant à grand coup l'épaule de sa compagne qui avait l'air aussi à l'aise dans la fumée épaisse et grasse du bar qu'un lapin aromatisé au jus de viande dans un terrier de renards.

L'alcôve était plus un coin vaguement engoncé entre des murs dressés sans vrai souci d'esthétisme. Des chapelets d'oignons et différents instruments qui avaient dû être un jour utilisés soit comme outils agricoles soit pour commettre un meurtre décoraient les murs, à côté de gravures champêtres sinistres. Dans la semi obscurité que diffusait la seule bougie de l'endroit, deux silhouettes semblaient parler à voix basse. Manezaar s'avança, et entama d'une voix goguenarde :

– Sa Majesté ?

Les deux silhouettes se figèrent, et il entendit une allumette craquer. Une faible lumière se répandit depuis le bout d'une pipe, éclairant un sourire en demi teinte et des yeux bleus sans iris ni pupille amusés .

– C'est elle.

L'elfe porta la pipe à sa bouche sans se départir de son sourire. Elle était grande, languide, vaguement avachie, exhalant la confiance, le visage tout en angles comme celui d'un loup, les cheveux blancs en queue de cheval. Elle jouait d'une main avec la boite d'allumette sur la table.

C'est un prédateur. Aucun muscle au repos.

Vermana savait reconnaître un tueur. Elle voyait les muscles rouler suavement sous le tissu, comme suppliant pour un combat, un simple prétexte pour se détendre brutalement et écraser quelqu'un sous leur puissance.

A côté d'elle, la silhouette parfaitement dessinée d'une humaine, toute en courbes. Pas une combattante. Pourtant, quand Vermana la détailla, du visage en forme de cœur aux yeux vert poison, en passant par les lèvres carmines à l'arc de cupidon parfaitement dessiné et les cheveux auburn tombant en longues traînées de sang sur sa peau d'albâtre, un frisson parcourut son échine, et elle sentit sur son palais la saveur du soufre. Sa main se crispa sur son arme.

L'Elfe prit la parole, le sourire plein de morgue.

– Allez, allez. On va quand même pas se battre pour si peu, non ?

Elle fit un rond de fumée parfait, puis une longue traînée, qui se perdit dans l'atmosphère étouffante de la salle. La paladine remarqua que sa main gauche était posée nonchalamment sur la garde d'une dague sur sa hanche. Elle se força à écarter les doigts qui s'étaient serrés autour de la poignée de son épée en fixant l'Elfe en face. Après un instant qui parut une éternité, l'autre retira la main du pommeau de la dague et la reposa sur la table. Manezaar reprit la parole.

– Vous êtes Dame Awenaelle, c'est ça ? Je vous ai déjà vu, à une réunion de la Garde. Et vous, vous êtes Naämah.

Il prononça le nom comme s'il allait le brûler.

– Ouaipe. On a un travail, les gars. Asseyez vous. Ces chaises vont pas vous manger, vous savez ?

Les deux Draeneis s'assirent avec lenteur sur les chaises. Derrière eux, le groupe ''d'amis en train d'organiser une fête'' explosa en cris et la situation commença à dégénérer en bagarre.

– Il y a une semaine, maintenant, des types de l'Alliance ont organisé une mission. Un truc bateau. Une frégate, un équipage de trente hommes, pour aller dans la ville de Surwich. Une équipe de reconnaissance armée, grosso modo.

– Trrrente ? Ça fait pas un peu beaucoup, pourrr une mission de rrreconnaissance ?

La Draenei avait haussé un sourcil, l'air sceptique. L'Elfe cala la pipe à un coin de sa bouche et sourit de toutes ses dents, hilare.

– Quand on sait que c'est un bled paumé dans les Terres Foudroyées, non, ça va, ça manque même d'un peu d'effectifs. Enfin, bref. Donc. L'équipe est partie, elle a manifestement accosté, mais depuis, on a plus de nouvelles. Ça commence à faire long, d'autant que l'endroit est quand même dangereux. Du coup, leurs patrons nous engage pour aller voir ce qu'il se passe, et si jamais ils ont... Rencontré un destin malencontreux, savoir ce qui leur est arrivé.

Leur échange fut interrompu un court instant, le temps pour une serveuse aux traits fatigués de poser un plat contenant une viande terne et nerveuse arrosée d'une quantité copieuse de sauce, et quatre chopes remplies d'une substance brunâtre ressemblant vaguement à de la bière. Vermana repoussa la sienne d'un air écœuré.

– Étant donné qu'ils ont pas les hommes à l'heure actuelle pour aller check l'état d'une équipe de reco, avec tout ce tintouin à la Porte des Ténèbres, ils ont demandé à la Garde d'Argent de leur adjoindre quelques personnes choisies avec soin pour aller faire le boulot. C'est là qu'on intervient.

– On ne risque pas d'être dérangés ?

Naämah avait posé la question en regardant Awenaelle dans les yeux, comme si elles se comprenaient sans plus de détails.

Peur de te faire reconnaître en tant qu'adoratrice de ces monstres, hein ?

Vermana méprisait les démoniste sans doute encore plus que les orcs.

Awenaelle éclata de rire.

– Nan, aucun risque. Surwich est paumé dans les Terres Foudroyées, ça tu le sais déjà . Mais en plus, il est sur aucune route maritime stratégique, et y'a des monstres partout autour dès que tu t'éloignes du village. Faut être fou ou maudit pour aller y crécher : fait amusant, devine quoi ? Ceux qui l'ont construit sont les deux, ce sont des Worgens.

Manezaar la laissa calmer son hilarité, puis demanda :

– Comment on fait pour y aller ? On a besoin d'un bateau ? On y va en volant ?

L'Elfe le fixa droit dans les yeux avec un sourire ravageur qui le saisit par les tripes, et ses yeux étincelèrent.

– Nan. Ca, on va le faire avec cette petite merveille.

Elle souleva un objet lourd enroulé dans du tissu, qu'elle posa sur la table sans précaution, éclaboussant les deux Draeneis de jus de viande. Elle retira le tissu avec amour, comme s'il s'agissait d'un enfant nouveau né qu'elle allait leur présenter, et déclama d'un air fier.

– Le Transporteur par Démolécularisation Immédiate et Non Douloureuse ou Mortelle. Ou T.D.I.N.D.M. Un bijou de technologie. Le dernier né des inventions gobelines. Mijotée avec amour et instinct de survie pour ceux qui voulaient éviter un nouveau Kezan.

Vermana fixa la machine d'un air sceptique.

– Les trrrucs gobelins, c'est souvent dangerrreux.

– Maiiis non. Ceux qui disent ça l'ont jamais essayé ! De toute façon, c'est le moyen le plus rapide d'aller là bas ! Tu ne voudrais pas prendre le risque de laisser mourir de pauuuvres marins sans défense en prenant trop de temps, non ?

Vermana se crispa, l'air boudeuse.

– Bon ! L'affaire est dans le sac alors ! En avant les lapinous !

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MessageSujet: Re: Surwich   Dim 10 Mai - 16:50

La machine avait d'abord bourdonné après avoir été activée. Vermana s'était sentie un peu idiote, debout, immobile, à regarder l'engin refuser manifestement de fonctionner. De temps en temps, une longue soufflerie en sortait bruyamment, réveillant en sursaut le type ivre mort qui dormait au milieu des déchets de l'arrière cour du Porc Farci.

Puis, sans vraiment donner d'avertissement, l'assemblage étrange doté d'un unique énorme bouton rouge se mit à pétarader, tressautant sous la force d'impact de sa propre mécanique. Awenaelle regarda la chose avec un immense sourire, et étira ses muscles comme si elle se préparait à l'action.

– Ce trrruc, il est censé nous téléporrrter ou nous tuer ?

– Rah, Draenei de peu de foi ! Admire le chef d'oeuvre, l'implacable supériorité de l'ingéniosité Gobeline ! Ça ne devrait pas tarder.

Et, comme pour appuyer cette dernière affirmation, l'Elfe ajusta sur son nez des bésicles multifocales aux verres fumés.

La Draenei chercha son collègue des yeux : il avait l'air tout aussi nerveux qu'elle, et regardait régulièrement derrière lui, comme pour chercher une voie de fuite rapide. Les détonations provenant de l'appareil s'amplifièrent, boursouflant le métal et le chauffant au rouge. Manezaar devint livide.

– J'ai changé d'avis, je préfère y aller en...

BAM

Ils étaient suspendu en l'air, dans une chaleur atroce qui pénétra jusqu'aux os le corps de Vermana. Elle baissa les yeux en réalisant qu'ils ne reposaient plus sur rien, et se vit chuter à toute vitesse vers le cratère d'un volcan gigantesque. Elle hurla, suppliant pour une aide de la lumière. La machine crachait de la fumée et tombait à côté d'elle.

– Oups ! Désolée, mauvais réglage des inversions de flux !

L'Elfe riait à gorge déployée, dopée par l'adrénaline. La paladine la vit se tendre, bras plaqués le long du corps, et prendre de la vitesse. Ils se rapprochaient de façon dangereuse de la lave. Elle n'arrivait plus à respirer, les poumons brûlés par la chaleur qui émanait du cratère.

C'est fini... Pas très glorieux...

L'Elfe se braqua brusquement, tirant toute la force qu'elle pouvait de ses abdominaux, et bloqua la machine entre ses mollets.

– Allez, vous faites pas de mauvais sang ! Prochain arrêt, Surwich !

Et elle frappa du plat de la main le gros bouton rouge.

BAM

L'odeur de la jungle frappa son visage, puis de nouveau la sensation de chute. La machine sifflait à ses côtés, lui vrillant la tête, et explosait de plus en plus rapidement.

BAM

Une aurore boréale.

BAM

Le néant.

BAM

L'air marin.

La machine explosa.

Ils tombèrent de plus belle, au sein d'une brume blanchâtre froide comme le linceul d'un mort.

Vermana ramena ses jambes contre son torse et protégea sa tête de ses avant bras, se préparant pour le choc.

Et percuta le sol dans un fracas de métal.

Sa vision se piqueta d'étoiles et vira au rouge au moment ou la douleur fusait à travers son corps, puis elle reprit le dessus. Elle entendit les autres gémir à côté. Ils étaient vivants. Sa tête trempait dans une boue froide, et l'endroit puait. Rassemblant ce qui lui restait de volonté, elle se redressa, pataugeant dans une bourbe indéfinissable.

Ils étaient arrivés dans un hameau lugubre, doté d'un seul quai et d'une large crique, où gisait une frégate de l'Alliance aux voiles tombantes. Partout où le regard se portait, une brume épaisse accrochait les reliefs. Les proportions des maisons, hautes, à poutres apparentes et aux carreaux sales, semblaient déformées – presque tordues – par ses volutes. A l'orée du village, des arbres émergeaient ça et là, comme des mains suppliantes de vieillard tordues d'arthrites. Au dessus d'elle, Vermana entendit le couinement d'une éolienne qu'un vent insuffisant ne parvenait pas à faire tourner. La lumière était terne, comme si le brouillard avait appliqué un filtre et empêchait le soleil de donner leurs vraies couleurs aux choses. Elle lança une blague, histoire de faire fuir l'impression de danger imminent.

– Je perrrsiste à le dirrre, ce trrruc a essayé de nous tuer !

– Mais non ! Ya un truc qui l'a déréglé. C'est hyper fiable d'habitude, l'ingénierie gobeline.

Awenaelle réenclenchait le mécanisme d'une cape parachute, retournant du bout du pied la machine fumante et grésillante qui continuait lentement de brûler sur le sol.

La paladine leva les yeux au ciel, cherchant Manezaar du regard pour trouver un soutien quelconque. Il était accroupi prêt d'un mur après avoir vomi, l'air perdu, sans se relever.

– Le porrrc farrrci est pas passé, Manezaarrr ?

Il ne réagit pas. Ses yeux bougeait hystériquement, comme s'il cherchait quelque chose en lui et il haletait sans que son corps ne fasse un seul mouvement, tous muscles tendus à l'extrême, prêts à éclater.

– Manezaarrr ?

Vermana se précipita vers lui, tirant son épaule vers elle d'un coup sec pour pouvoir le regarder dans les yeux. Le Draenei n'était jamais perdu. Jamais de mauvaise humeur. Jamais à court de blagues.

Il la regarda, et elle put lire de la panique dans ses yeux.

– Vermana... Je ne sens plus les éléments... Plus rien. Ils ne sont pas là... Il y a...

– Venez. Il se passe quelque chose.

La voix de Awenaelle avait claqué dans l'air, impérieuse. Manezaar se releva d'un bond, sorti brusquement de son angoisse, et s'avança pour regarder dans la direction qu'on lui indiquait. Au loin, sur la mer, on voyait la forme sombre d'un bateau, qui semblait pris dans les courants, se dirigeant droit vers des récifs qui bordaient la côte. Des cris diffus en venaient.

– Il faut fairrre quelque chose !

– Tu as des superpouvoirs pour le soulever et le sortir de là ? Moi, non. Et je serais balayée par les vents du coin si je décollais avec ma cape.

– Mais il n'y a pas de vent, rrregarrrde l'éolienne !

– Ah oui ? Dis leur ça à eux...

Awenaelle leva le pouce, un sourcil arqué, vers les voilures du bateau en difficulté. Elles étaient gonflées, tordues par des vents violents qui empêchaient toute manœuvre délicate. Un de leurs mats était même déjà brisé par une voile trop tardivement relevée.

– Mais ! Ce n'est pas possible !

– C'est vrai. Assurons-nous de refuser l'impossible quand on le voit. Ils sont en danger, leur seule chance c'est que le bateau se coince et que le vent qui est là bas se calme.

Naämah regardait le spectacle avec intensité, comme si elle cherchait à voir ce qui pouvait causer une anomalie pareil. Vermana serra le point, mais ne rajouta rien.

Le craquement de la coque retentit jusqu'à leurs oreilles malgré la tempête, quand le bateau se coucha sur un récif barbelé. Il y eut des hurlements, puis Vermana aperçut des silhouettes débarquer d'autres personnes en sautant de récif récif, le vent dompté dans un étroit couloir par une pandaren qui incantait un sortilège, le visage tendu d'une concentration extrême.

Ils avaient l'air sains et saufs, et venaient vers Surwich.

– Tu penses que ces gens là sont fous ou maudits, pour prendre cette route ?

Naämah avait regardé Awenaelle avec un sourire ironique sur ses lèvres écarlates.

– Moque toi ! C'est pas incompatible !

Vermana s'avança à leur rencontre, suivie de Manezaar, toujours hésitant dans ses pas. Ils étaient trempés, secoués, mais plutôt de bonne humeur, compte tenu de leur aventure. Et là, elle les reconnut.

– Delewiel ?

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MessageSujet: Re: Surwich   Sam 23 Mai - 10:21

Le clan avait décidé de lever l'ancre sur un coup de tête un soir de Tressym. Les voiles avaient été vérifié en vitesse et quelques planches pourries du pont réparées. Le gnomomoteur crachotait une fumée noire quand on essayait de l'utiliser, peu importe, le bâteau se naviguerait de façon classique même si la traversée allait sans doute gagner quelques semaines de rallonges.
Les vivres étaient au rendez-vous : des caissons de pommes, de viandes fumées, de l'eau et un exceptionnel fût de bière offert par Alunna.

- Il va falloir que j'aille demander en urgence l'autorisation de partir... Je ne voudrai pas que nous soyons pris pour des déserteurs.

Et Delewiel s'était engouffrée au premier bureau administratif pour revenir tard dans la nuit au navire.
Yté avait filé directement dans la grande salle commune où il cuisinait quelques produits frais.
Hrafnar avait calmé son tigre et tout deux avaient embarqués également, de bonnes grâces.
Svetlania pestiférait de devoir rester cloîtrée pendant plusieurs jours sans soirée ni sorties mais on pouvait observer que ses yeux pétillaient malgré une mauvaise humeur plus que théâtrale.
Daïnaira s'était enfermée à l'avant, à l'étude des cartes, marines, militaires, dans son mutisme habituel, morigénant à chaque fois qu'on l'appelait.
Les pandarènettes : Saskia, Machiko,Ysuna et Mayoko s'affairaient sur le pont joyeusement.
Volbrunio, jeune loup arriva tard dans la nuit et s'engouffra dans le bâteau sans mot dire.

Au petit matin, Gustav, marin débraillé dépenaillé et plein de sueur nous fit levé l'ancre et nous primes la mer dans une bonne humeur contagieuse.

- A la chasse au trésor! criait Hrafnar, dans un enthousiasme contagieux

- Pourvu que ça nous permette de remplir nos caisses surtout ... Delewiel relisait le livre des comptes en espérant une erreur positive qu'elle ne trouvait pas....Car nous sommes à secs enfin, si on peut dire

-Enfin grande soeur, si seulement tu étais plus pragmatique au niveau des dépenses... fit Elffée dans un ton de semi reproche

- Ha toi...toujours aussi sérieuse... décidément. Delewiel rit, embrassant affectueusement sa soeur unique.


Les premiers jours passèrent sans encombre, la mer était calme, les vagues régulières faisaient avancer le bateau sans encombre. Les grincements de la coque étaient légers.
Le ragout qu'avait préparé Yté, était sans cesse augmenté de produits de pêche du moment : calamar hivernal; esturgeon et ressemblait de plus en plus à une grande marmite de la mer.

Le troisième jour, la mer se fit plus calme, immobile mais le bateau dérivait malgré l'absence totale de vent, curieusement. Le moral des troupes semblaient étrange : tout ce microcosme évoluait normalement en bonne entente, mais depuis l'absence de vent et le manque de poisson, les rires se faisaient plus nerveux, l'appréhension gagnait les coeurs parmi nous, Elffée restait silencieuse et Daïnaira ne sortait plus le nez de ses cartes, seuls Hrafnar et Mayoko semblaient conserver leurs bonhommie habituelle et la pandarène chantait même encore plus souvent.

On vit le rivage à un moment : des terres rouges et sombres, apparemment peu d'arbres à l'horizon.. Sans que nous ne puissions maitriser quoique ce soit, le navire s'approchait de cette côte aride et nous distinguâmes bientôt un village.

Le bâteau choqua bientôt la terre, dans un grincement terrible et nous comprimes tous, qu'il nous fallait alors débarquer immédiatement.

- Bon, je descends la première, on ne sait jamais si on faisait de mauvaises rencontres...


Delewiel descendit du navire avec la grâce féline... Une draenei qu'elle ne s'attendait apparemment pas à retrouver l'a fixait depuis un petit moment.

- Delewiel?

- Hein ? C'est toi Vermana? Mais ...qu'est-ce que vous faites là? son regard s'attardait sur les compagnons de la draenei.


PS : On appréciera la couleur rose pour notre chère amie Vermi'
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