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 Sebekk

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Alyssande
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MessageSujet: Sebekk   Jeu 7 Juin - 16:29

Assise dans un fauteuil au cœur de la citadelle des seigneurs noir, une jeune femme contemplait le ciel, son visage parfait entouré de cheveux d’un noir de jais se reflétant dans la vitre. Fascinée, elle regardait un vaisseau qui virevoltait entre les tirs des formidables défenses de la planète. Le pilote manœuvrait son engin sans effort dans un ballet où chaque erreur signifiait la mort. Un homme remarquable, et à surveiller.

La porte s’ouvrit alors que l’appareil disparaissait derrière l’épaisse couche de nuages : un jeune zabrak entra brusquement, essoufflé. Le fauteuil se tourna lentement, et son occupante fixa l’intrus. Ses yeux d’un gris légèrement bleuté se posèrent sur le jeune homme, mais la crainte qui l’avait mené à se montrer si imprudent restait plus forte que celle qu’inspirait la séduisante et glaciale Dark aux apprentis.

« J’espère que ton irruption en valait la peine. Parle vite et tâche de me satisfaire, comme si ta vie en dépendait. »

« Je… Oui votre éminence. J’apporte des nouvelles de la plus haute importance. Trois Dark ont été tués au cœur de la citadelle, par un seul homme : un Sith. »

« Intéressant... Un homme seul abattant trois Dark ? Raconte-moi ce que tu sais. »

« J’ai mieux votre excellence : j’ai un holo de la scène. Les Dark l’interrogeaient après l’avoir capturé. »

Tremblant, il inséra le disque dans le lecteur holographique qui projeta l'image d'une pièce sombre. Assis dans un fauteuil, le Sith le plus majestueux que la jeune femme ait jamais vu. Il émanait au travers de son être la puissance et l’assurance d’un seigneur et non d’un prisonnier. Il n’était pas arrogant, il était là.

Elle observa le corps musclé habillé d'une sorte de kimono simple mais élégant. Son allure était martiale. Elle s’arrêta sur le regard pénétrant de l’homme, séduite et intriguée. La lumière semblait l’éviter comme si les ténèbres le composaient. Les Dark dans la salle semblaient inexistants : leur attitude montrait clairement qu’ils n’avaient pas encore compris qui était la proie.

La voix grave et autoritaire de cet étrange Sith s’éleva en réponse à une question simple :

« qui êtes vous ? »


« Il fut un temps où mon nom faisait trembler les puissants. J’ai été guerrier, philosophe, explorateur, conquérant et empereur.

Ce dont je vous parle s’est passé il y a vingt mille ans selon vos critères étroits de perception du temps. J’étais un empereur, presque un dieu pour les miens. On a dressé des statues à mon image, élevé des temples pour me révérer tel un être mythique.
Des femmes parmi les plus belles de la création se sont arrachées mes faveurs dans l’espoir de me plaire et de porter ma descendance. J’ai conquis des mondes, anéanti des civilisations, pillé des richesses incommensurables. Sur les cendres et le sang de mes ennemis j’ai construit un empire à la force de ma volonté et de mes bras, et je l’ai rendu plus solide que l’acier, plus effrayant qu’un trou noir.

Je vois vos regards exprimer plus de questions que vos lèvres n’en peuvent poser, mais je ne répondrai à aucune d’entre elles. Je vais vous raconter le début de ma chute et de ma renaissance pour m’élever à nouveau, étranger parmi vous comme je l’ai toujours été. Et lorsque nous en aurons fini, je vous tuerai tous les trois. »

Un rire nerveux échappa aux trois seigneurs noirs. Bien que parmi les plus puissants représentants de l’Empire, quelque chose chez cet étranger les faisaient se sentir anxieux.

« J’ai énuméré ce que je fus. Ce que je suis désormais n’est pas certain, mais ma dernière occupation était Jedi. »

Incrédules, les trois Siths fixaient leur « prisonnier ». Etait-il fou ?

« Tout cela commence sur une planète lointaine, très lointaine, où un Sith, pris dans une des plus violentes tempêtes ioniques existantes et soumis à des champs de gravité colossaux se retrouve projeté sur un monde inconnu, guidé par la force. Je passerai le crash, notez simplement que seul l’univers avait réussit là où les hommes avaient échoué : j’étais mourant.

Tout se serait arrêté là si une déesse n’avait décidé de me sauver, de me guérir. Son âme et son esprit se mêlèrent au mien et m’arrachèrent aux ténèbres de l’oubli.
Cet être me redonna la vie, et je découvrais la plus fascinante création de l’univers : elle brillait mais ne brûlait pas, elle étincelait mais n’aveuglait pas. Son être, sa présence rendaient mes réalisations fades et sans intérêt.
Elle devint mon maître en toutes choses, y compris dans des domaines comme l’art du combat et de la stratégie que je lui enseignais, jusqu'à ce qu’elle dépasse mes talents pourtant remarquables.

Je jurais de l’aimer à jamais, j’en fit le serment sur la force, la passion que je lui vouais nourrissait la Force en moi dans des proportions ubuesques. Cependant, l’ombre qui subsistait, cette implacable malfaisance qui m’avait porté au faîte de la gloire illusoire de mon passé, cette ombre me hantait. Nous décidâmes de purger mon être de cette obscurité.

Orgueilleux ou guidé par cette noirceur, je décidais de l’affronter seul, en guerrier. Je devais le faire avec respect et honneur. Je ne pouvais me résoudre à accepter l’aide de celle qui reste à mes yeux une déesse. Je me dressais seul, face moi-même, face à cette choses hideuse et déformée, et pour la première et la seule fois de mon existence, je ressentis la peur.

Le combat fut si violent qu’il perturba la Force et déclencha des tempêtes sur toute la planète. La fureur qui se déchaîna fait paraître vos pouvoirs pour des facéties d’enfant. A la fin, je restais seul, allongé sur le sol, vaincu par un être sans âme. Je le vis prendre forme, revêtir mes traits comme on endosse un costume. Surpris et trop sûr de ma force, j’avais négligé la prudence et la raison. Mon empressement m’avait coûté la victoire.

Chassé par la lumière il s’enfuit, certainement pas encore prêt à affronter cette menace. Je sombrai dans un cauchemar, partageant sa sauvagerie, assistant impuissant à sa haine abattue sur celle que j’aimais. Je le vis la tuer encore et encore, supportant tout les coups, torturée et brisée au travers des âges.

Je réalisais que le pire n’était pas d’avoir perdu. Le pire fut de contempler ma noirceur la torturer pendant des millénaires sans pouvoir agir. Il a pris possession de mon empire, de mes troupes, il est aussi fort que moi, peut être plus, peut être moins, mais je vais le tuer, non parce que je le hais, non plus pour ce qu’il a fait à cette déesse, mais parce que c’est ce qui doit être fait. Il hante votre Empire depuis si longtemps que vous ne le voyez plus, il a plus de noms qu’une légion, il a été plus de gens que je ne peux m’en rappeler. Ce qu’il sait je le sais et vice versa.

Vous avez travaillé pour lui comme les chiens serviles que vous êtes, votre destin est scellé, vous êtes mon message pour lui :

J’ai tué tes esclaves, maintenant je viens pour toi ! Je sais où est notre dague ! Je vais la chercher et je t’attendrai, ce combat n’est pas fini ! »

L’homme semblait ne pas écouter la récrimination des trois seigneurs furieux et fixait la caméra comme s’il savait qu’elle était là. Les trois Siths se levèrent, abattant leur pouvoir sur le prisonnier. La pièce se remplit de fumée et de fureur, l'air se mit à crépiter d'éclairs qui déchiquetaient l’acier et la pierre, projetant des débris dans tous les sens. Lorsque cela fut fini, les trois Dark, le sabre à la main, s’approchèrent de la chaise où se trouvait le prisonnier. Elle était vide.

Surgissant derrière eux, le Sith décapita son premier adversaire comme si c’était un jeu d’enfant et plaqua grâce à la force le second contre le mur, l’enfonçant dans la pierre. Le troisième tenta un assaut au sabre, brillant et parfait, et pourtant l’étranger parait et esquivait tout en maintenant la puissance de son esprit opposée à celle du Dark qui hurlait alors que la Force brisait ses os.

D’un geste rapide, le prisonnier riposta dans la foulée d’une parade habile, et à la surprise de son adversaire son sabre levé s’éteignit soudainement, laissant passer la frappe mortelle. Les hurlements du malheureux Dark avait cessé : son corps s’effondra comme une poupée de chiffon.

Avec un calme certain, le Sith sembla se concentrer alors que la citadelle grouillait d’ennemis : il semblait absorber la puissance des trois seigneurs en souriant, soumettant leur fantôme à sa volonté implacable. Enfin il se tourna vers l’apprenti tétanisé, fixant la caméra et prononça une phrase avant de disparaître comme s’il n’avait jamais été là :

« Je suis Sebekk, le dévoreur de monde, le seigneur du Trône de Jais, je suis le seul et l’unique, et je viens pour toi, usurpateur. »

La jeune femme sentit son souffle se couper devant le visage terrible du Sith. Elle se reprit.

« Porte cet enregistrement sur Nar Shadaa, a un homme du nom de maître Bes. Dis-lui que ce message le concerne et que désormais, lui et ses acolytes sont la proie d’un chasseur implacable. Et dis-lui que je soutiens ce chasseur au nom de l’Empire qu’il bafoue depuis trop longtemps. »

Une fois l’apprenti sorti, elle sourit.

« Sebekk... Intéressant : quel dommage qu’il y ait deux femmes de trop dans ta vie, et deux que je respecte. A défaut d’amant tu feras un allié ou un adversaire de choix. »

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Sebekk
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