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 Deïrdre

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Alyssande
Poussière d'Etoile
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MessageSujet: Deïrdre   Jeu 7 Juin - 15:57

Allongé, appuyé sur son coude pour mieux regarder la femme qui partageait enfin son lit, Connor souriait. Venant de la fenêtre, un vent tropical souleva le drap, dévoilant la peau parfaite et blanche de celle qu’il appelait désormais sa femme.

A la lueur de la lune il pouvait contempler la délicatesse de ses traits, l’aspect tendre et si enfantin qu’elle avait avec ce sourire qui illuminait si rarement son visage. D’ordinaire ses yeux gris-bleu étaient dur et son visage sérieux, mais il avait perçu plus que cela : sa douleur, enfouie si profondément qu’elle n’en parlait jamais, la douceur qu’elle cachait.

Elle était là : il l’avait rencontré un an auparavant : perdue, fuyant il ne savait quoi. Depuis ils avaient tout deux appris à se connaître : elle avait refusé de rejoindre son mouvement, au début : la résistance à l’empire qu’il menait. Ensemble ils avaient combattu, avaient ri et partagé plus qu’il ne l’avait fait avec quiconque. Il mourrait pour elle.

Hier leur mariage avait été célébré et pour la première fois ils s’étaient aimés. Il n’arrivait pas à dormir, de peur qu’elle ne disparaisse, emportée comme tout ce qui avait eu un sens pour lui le jour ou l’empire avait décidé de s’installer.

Il laissa glisser ses doigts sur son dos et admirait sa plastique, ses longues jambes, son corps a la musculature discrète et ferme, et passa sa main dans ses cheveux, dont la coupe au carré mettait son visage en valeur. Souriante, elle ouvrit les yeux et le regarda sans un mot, exprimant par ce simple sourire et son regard un amour indéniable.

Aucun des deux n’osait briser ce silence complice, savourant l’instant. Leur chambre, construite dans un arbre aux dimensions colossales abritait leur passion. Elle l’avait décoré avec goût, une élégance discrète qui avait donné une ambiance chaleureuse et plaisante.

Soudainement, l'expression de son visage se fit angoissée : sa terreur fut telle qu’elle se blottit contre lui. Ne sachant que faire il la serra dans ses bras et tenta de la rassurer :

« Que t’arrive t’il ? Nous sommes ensemble, à l’abri. Toi et moi. Je te protègerai. »

« Tu ne peux pas nous protéger de tout… »

Son regard était si triste qu'il le toucha profondément.

« Je ne t’ai jamais parlé de mon passé »

« Je ne te le demande pas mon amour »

« Je le dois ce soir. Ecoute moi, écoute moi bien. Car ce soir est important, ce soir je dois te dire toute la vérité avant l’aube. »

Il se tu et écouta, souffrant de la torture que ressentait celle qu’il aimait plus que tout.

« J’ai grandi sur une planète de la bordure, pas bien grande, mais disposant d’infrastructures spatiales importantes. Mon peuple s’était spécialisé dans la fabrication de vaisseaux de luxe, de croisière : nos artistes s’étaient acquis une solide réputation. Lorsque la guerre a éclaté, l’empire a eu besoin d’un endroit pour assurer la maintenance de ses vaisseaux :une base avancée et équipée. Il a jeté son dévolu sur ma planète : Nautile. Si tu l'avais vue ! Ses océans à perte de vue recouvraient presque toute sa surface, et nos villes y flottaient comme des joyaux...

Mon père était le régent de ce monde : il gouvernait avec ses conseillers et j’étais la princesse d’un conte de fée. Il a refusé de céder à l’Empire, il a ouvert ses portes à la République et leur a fabriqué des vaisseaux de guerre. Mais quand ça a commencé à mal tourner, le commandant des forces de la République nous a abandonné : il a saboté les usines et les chantiers navals. L’Empire est arrivé en orbite, mais mon père s’est battu jusqu’au bout, jusqu'à ce que ses « amis »du Conseil le trahissent et le vendent, lui et ses troupes les plus fidèles. »

La jeune femme s’interrompit, cherchant à reprendre son calme. Il ne la reconnaissait pas si fragile si désemparée : elle dévoilait sa souffrance et il ne l’en aimait que plus, il voulait la protéger.

« Le Commandement Impérial l’a laissé pourrir au soleil sur la place centrale du palais. Ma mère, les conseillers et moi-même avons dû le regarder mourir ainsi, lentement. Ma mère s’est suicidée en se plaçant a coté de mon père, partageant son sort, et je voulais faire de même. Mais un Sith a décidé que j’étais sensible à la force, et il m’a forcée à regarder jusqu’au bout avant de m'emmener avec lui sur Korriban. »

Son regard acier plongea dans celui de Connor.

« Comprends-tu ce que cela veux dire ? »

« Tu fuyais les Siths ? Tu as pu fuir de Korriban ? Je suis tellement… Je ne peux même pas comprendre l’enfer que tu as vécu.»

« Tu ne comprends pas. J’ai survécu à Korriban : j’y ai passé dix longues années à devenir un monstre, à me battre chaque jour, à cultiver la paranoïa et la manipulation. J’ai été l’apprentie d’un seigneur Sith. Il m’a soumise à ses désirs mais il ne m’a jamais possédée vraiment car il n’y avait plus rien à quoi je tenais. »

« Nous sommes loin de lui, ici il ne peut t’atteindre. »

« Je ne me suis pas écrasée ici. Je ne fuyais pas l’empire et les Siths. A sa façon l’Empire peut amener la paix dans l’univers, et on ne peut pas le changer en le combattant de l’extérieur. La République n’est rien de plus qu’un système corrompu et hypocrite, mais de l’intérieur de l’Empire, on peut agir. »

« Mais … »

Elle posa son doigt sur les lèvres de son amant.

« Tu m’as donné cet espoir, toi ! tu m’as montré qu’il y avait plus que de tuer mon maître, plus que moi, plus que ma liberté : tu m’as permis de comprendre mon père. Je t’aime à en perdre la raison : te résister si longtemps a été une torture, j’ai même cru… »

« Je ne comprends pas : que dis-tu, qu’as tu cru ? »

« Qu’il m’avait oubliée, perdue. L’Empire est là : ils sont installés sur une lune à proximité. Ils ont un croiseur et des troupes. La rébellion est finie, j’ai été envoyée pour te séduire et te tuer, pour identifier tes lieutenants et tes fidèles. J’ai assassiné ou ordonné l’assassinat de certaines personne pour couvrir tes lieutenants, j’ai prévu leur fuite. Mais toi je ne peux pas, ils te connaissent : ils te veulent mort, pour l'exemple. Si tu meurs la rébellion survit, l’empire payera, tu sauveras ton peuple, et je te promet de continuer ton œuvre et de chercher à créer un monde meilleur. »

Les deux amants restèrent silencieux : la nuit était devenue étouffante. Finalement, l'homme prit la parole.

« Je comprends. Tu dois le faire. Tu as raison : tu dois vivre pour nous deux. »

« Nous trois… Je te tuerai moi-même. Je ne les laisserai pas te toucher. »

Ils s’enlacèrent dans un baiser passionné et la jeune femme arrêta le cœur de son amant avec douceur, le berçant jusqu’au matin. Elle descendit finalement de l’arbre, le corps de Connor dans les bras. Au pied de l’arbre un bûcher attendait, avec à coté de un homme de forte stature, en armure noire.

« Je voulais le tuer moi-même. »

« Je sais. »

Elle posa le corps sur le bûcher et y mit le feu, obligeant le Sith à reculer devant sa force.

« Tu es enfin une véritable Sith, esclave ! Tu es enfin ma chose... »


******************

Quelques mois plus tard, sur Dromund Kaas, d'une chambre luxueuse décorée dans un goût douteux, une femme sort en rajustant sa robe.

« Débarrasse-moi de tout ça : brûle les meubles, le corps, tout. Et annonce que mon maître est mort. Une crise cardiaque, particulièrement douloureuse. »

« Bien Maîtresse Deïrdre. »

_________________
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